Star Citizen ? C’est quoi le projet ?

Star Citizen est un simulateur spatial pour PC : plutôt que de se limiter au vol et aux combats, Star Citizen cherche à proposer une expérience de type « bac à sable », capable de vous offrir une expérience sur mesure dans un monde persistant massivement multijoueur, tel EVE Online. Dans la langue de Jean-Claude Van Damme, cela signifie que le contenu ne sera pas déterminé à l’avance, comme par exemple dans la plupart des MMORPG, mais qu’il sera en grande partie déterminé par les actions et les choix des joueurs, qui choisiront chacun la voie qu’ils désirent suivre, la disposition des vaisseaux dans leur hangar, des équipements dans leurs vaisseaux…

Spaaaaaaace!

« So much space, need to see it all »


Très populaires dans les années 90, portés par les franchises Star Wars, Star Trek et Wing commander, l’intérêt pour les simulateurs spatiaux a lentement décliné par la suite. A cette époque que les plus jeunes d’entre vous n’ont pu connaître, de nombreux joueurs s’essayaient aux joies du joystick en pilotant des tas de pixels peu réactifs.

La suite de l’histoire fit la part belle aux FPS et RPG. Ces 10 dernières années, si l’espace restait un thème à succès, comme le prouvèrent Mass Effect, Starcraft, ou encore FTL, les amateurs d’orbites et de vol en antigravité n’avaient qu’un maigre butin à se mettre sous la dent : Eve Online et Kerbal Space Program étant les deux titres ayant attiré le plus d’attention.

Un nouvel âge d’or ?

A la lecture de ces faits, il serait facile d’en conclure que les simulateurs spatiaux ont connu leur âge d’or dans les années 90, que l’espace ne fait plus rêver, que les projets de la NASA ne jouissent plus du même enthousiasme qu’il y a quelques décennies.

Trop facile.

Fin 2012, le développeur de la série des Wing Commander, Chris Roberts, après quelques années dans le cinéma, annonçait que les évolutions technologiques et la démocratisation de nouvelles formes de financements lui permettaient enfin de développer le jeu de ses rêves. Sur un site web et une réputation commençait une campagne de récolte de fonds qui allait battre tous les records de la plateforme Kickstarter, n’était que momentanément menacée par une salade de pommes de terre.

Sur un objectif de $500 000, les développeurs touchèrent plus de 2 millions, et décidèrent d’ajouter des « stretch goals », ou objectifs additionnels : à chaque nouveau million récolté, l’équipe ajouterait de nouvelles fonctionnalités à son bébé. Le succès était au rendez-vous, et à l’heure où j’écris ces lignes, l’objectif des 51 millions vient d’être dépassé, propulsant Star Citizen dans le top 25 des jeux les plus chers de l’histoire. Sans recours à des investisseurs extérieurs.

Si Star Citizen n’est pas le premier jeu à être financé de la sorte, les sommes mises en jeu en font un ovni, un cas à part dans l’histoire du jeu vidéo. Le cahier des charges ayant été multiplié par 1000 entre l’introduction du projet et le dépassement du cinquantième million, Cloud Imperium Games a adopté une stratégie de transparence. Ainsi, pour informer et rassurer leurs futurs clients, les développeurs proposent régulièrement des vidéos des coulisses de la création de l’univers SC : personnages, vaisseaux, planètes, création d’une langue alien avec l’aide d’un linguiste…

Quelle place pour Squadron 42 dans tout ça ?

Squadron 42 est l’introduction narrative en solo de Star Citizen. Envisagée comme un tutoriel de luxe, elle a pour objectif de vous apprendre à faire un créneau avec un engin de plusieurs tonnes, pulvériser des astéroïdes, ramener le bestiau avec ses deux ailes et ne pas trop insulter le co-pilote qui se fout de votre gueule tout le long de la mission. Vos actions sont sensées avoir des conséquences réelles, ce qui sonne bien dans une annonce officielle, on vérifiera à l’arrivée si ça va au delà d’un choix entre une fin rouge, bleue ou verte 🙂

Squadron 42 a été conçue pour être réalisable en solo mais jouable en multijoueurs coopératifs, tout comme le reste de Star Citizen. Puisque dans l’espace, personne ne vous entend crier, autant inviter des potes à boire des bières tout en gérant les tourelles et les formalités d’arrimage au prochain spatioport.

Soon TM®

A tout cela, vous allez me répondre « Très bien, ça donne envie, mais quand est-ce que ça sort ? »

C’est évidemment la question qui est sur toutes les lèvres, et comme le disent nos amis anglo-saxons, l’éléphant dans le salon. Si tout le monde est conscient des mois, voire des années de travail que vont nécessiter l’implémentation des nouveaux objectifs promis par l’équipe de développement, personne n’ose à ce stade réclamer une date de sortie précise. Certaines voix s’élèvent pour demander si Cloud Imperium n’aurait pas été pris à son propre piège de la surenchère, d’autres se contentent très bien des mises-à-jour régulières et des démonstrations données dans les plus grandes messes du jeu vidéo, en prétextant que si ça fait plus de 10 ans qu’ils attendent une simulation qui déchire, ils ne sont plus à un an près.

La démonstration à l’E3, version pré alpha.

  • Hangar
  • premières rixes et échauffourées

Présentation à la Gamescom

  • publicités pour le RSI Constellation
  • nouveaux hangars
  • mode co-op
  • Murray cup, courses de vaisseaux en multijoueur
  • combat à plusieurs joueurs sur le même vaisseau

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